46,5 x 34,3 cm - aquarelle, crayon, papier
signé au crayon en bas à droite : Jan Cybis | Skoki 54.
Skoki est une localité située au nord de Poznań. Le complexe du château et du parc abritait la résidence d’été de l’Académie des Beaux-Arts de Varsovie, partagée avec l’École supérieure des beaux-arts de Poznań (actuellement l’Université des Arts Magdalena Abakanowicz), qui gère aujourd’hui le site. À l’époque où cette aquarelle a été réalisée, Jan Cybis n’était pas professeur à l’Académie de Varsovie (il en avait été démis de ses fonctions de manière répressive en 1948), mais il pouvait utiliser à titre privé son centre de peinture en plein air.
Son séjour à Skoki a été consigné dans la chronologie de la vie et de l’œuvre de l’artiste : 1954. Août. Il séjourne en plein air dans la petite ville de Skoki, en Grande-Pologne. Parmi les 35 tableaux connus de cette année-là, la série de paysages de Skoki et les représentations de fleurs occupent une place particulière. La contemplation de cet univers de bouquets aux couleurs envoûtantes et aux formes changeantes suscite des émotions picturales pures. (Teresa Sowińska, Chronologie, dans : Jan Cybis 1897-1972. Rétrospective, décembre 1997 – février 1998, Galerie d’art contemporain Zachęta, Varsovie 1997, p. 364)
Provenance : Collection de Grażyna Kulczyk.
Œuvre exposée, mentionnée et reproduite notamment dans : Œuvre exposée et reproduite dans :
– GK Collection #1, Art Stations Gallery, Poznań, du 18 mars au 17 juin 2007, cat. : Paweł Leszkowicz, GK Collection #1. Collection d’art de Grażyna Kulczyk, Poznań 2007, ill. p. 210.
♣ Droit de suite : ♣ Un supplément sera ajouté au prix d’achat au titre du droit de l’auteur et de ses héritiers à percevoir une rémunération conformément à la loi du 4 février 1994 relative au droit d’auteur et aux droits voisins (droit de suite).
Jan Cybis (Wróblin, en Silésie d’Opole, 1897 – Varsovie, 1972) a commencé ses études de peinture à l’Académie des arts et des arts appliqués de Wrocław (1920-1921). Il a ensuite suivi une formation à l’Académie des Beaux-Arts de Cracovie sous la direction de Józef Pankiewicz. En 1924, avec un groupe de collègues formant le « Comité de Paris » (en abrégé « KP » ; d’où le nom du groupe, les « kapistes »), il partit pour Paris, où il poursuivit ses études, d’abord en collaboration avec Pankiewicz, puis de manière indépendante. En 1930, il participa à la première exposition des Kapistes à la Galerie Zak de Paris, puis à une exposition collective à Genève, et après son retour au pays en 1931, également à une exposition collective au Club artistique polonais de Varsovie. En 1932, il a présenté sa première exposition personnelle à Cracovie. Il était la figure de proue du groupe, le défenseur des principes qui plaçaient la question de la couleur au premier plan, celle-ci « constituant à la fois le contenu et la forme » de sa peinture. Sa dernière exposition à la Zachęta de Varsovie a permis de retracer son parcours artistique très cohérent. Rejetant toute anecdote, il créait des tableaux peints « pour une raison plastique » : des paysages, des natures mortes, des portraits. Il était également traducteur et critique d’art ; il rédigeait des articles, notamment pour la revue cracovienne « Głos Plastyków », dont il devint rédacteur en chef en 1937. En 1946, il devint professeur à l’École des beaux-arts de Varsovie, où il enseigna jusqu’en 1968 (avec une interruption de 1951 à 1957). En 1955, il enseigna également à l’École supérieure des beaux-arts de Sopot.