Argent forgé, repoussé et ciselé.
Hauteur : 29 cm.
Base : 10,5 × 10,5 cm.
Poids de l'argent : 327 gr.
Poinçons sur l'un des bords du socle.
Trace de cire sur l'un des bords du socle.
État : très bon – comme sur la photo.
Pièce rare sur le marché des antiquités.
JOHANN JACOB RATHS (1784, Dantzig – 1er août 1859, Dantzig), orfèvre. Petit-fils de l’orfèvre Wilhelm (7 septembre 1699 – 23 novembre 1772), né à Gdańsk, qui avait obtenu la citoyenneté de cette ville le 12 février 1728. Fils de l’orfèvre Carl David Raths (7 avril 1736 – 17 avril 1796), titulaire depuis le 24 janvier 1765 d’une attestation de citoyenneté de Dantzig en tant que « Bürger-Kind » (enfant de citoyens de Dantzig ; le 21 juin de cette même année, son frère Johann Gottlieb obtint la citoyenneté marchande selon le même principe), qui tenait un atelier dans des locaux loués dans une maison appartenant à l’orfèvre Friedrich Wilhelm Sponholtz, située dans la Goldschmiedegasse (rue des Orfèvres), et de sa deuxième épouse depuis 1779, Anna Agata, fille de Salomon Seybrowski. Frère du bijoutier Carl Friedrich Raths (1782 à Dantzig – 20 décembre 1814 à Dantzig), élève du maître Johann Gottlieb Ulrich, David Wilhelm, Johann Eduard et Emilia Christina (1787 à Gdańsk – 1812 à Gdańsk), première épouse de Carl Stumpf.
Il obtint son brevet de maître en 1811 dans l'atelier de Christian Wandel. Le 9 décembre 1811, il reçut la citoyenneté de Gdańsk. De 1829 à 1833 et en 1836, il fut doyen de la corporation des orfèvres de Gdańsk, puis en 1835, il devint « kompan » (vice-doyen) (voir orfèvrerie).
Entre 1817 et 1859, son atelier et sa boutique étaient installés dans une maison qu’il avait acquise en pleine propriété, située au 32 de la Goldschmiedegasse (rue des Orfèvres). Vers 1820, il utilisait la signature « JR » dans un champ ovale, connue grâce à une plaque votive de l’église de Puck, puis « J.RATHS ». En 1908, l’on a relevé l’existence d’une de ses œuvres dans l’église de Malbork. Les collections du Musée national de Gdańsk abritent une plaque en argent de la corporation des meuniers et une sucrier en argent provenant de son atelier ; le Musée de Gdańsk possède quant à lui une sucrier en argent, des cuillères de table et une tasse gravée.



