Dimensions : hauteur 115 cm, éd. 4/8
Signature : en bas à droite : Bolesław Biegas / Paris r. 1910 / March 19... [illisible] à gauche : sceau du fondeur : T. ROSS et 4/8 ; et au recto : Ewa ed. 4/8
Provenance
Varsovie, collection privée
Exposition
Paris, Trianon de Bagatelle, Boleslas Biegas. Sculptures-peintures, mai-août 1992 (autre exemplaire). Paris, Théâtre Femina, Exposition Biegas, 24.06-5.07. 1912 (autre exemplaire).
Reproduit
Deryng X. Bolesław Biegas, publié par la Société historique et littéraire polonaise/Bibliothèque polonaise de Paris, Paris 2011, p. 185, p. 276, p. 277 (exemplaire différent). Boleslas Biegas. Sculptures-peintures [catalogue d'exposition], publié par le Trianon de Bagatelle -Paris, Paris 1992, point 24, p. 97.
Littérature
Deryng X. Bolesław Biegas, publié par la Société historique et littéraire polonaise/Bibliothèque polonaise de Paris, Paris, 2011. Bielawski B, Twórczość rzeźbiarska Bolesława Biegas do 1914 r., in : Sztuka ok. 1900, Varsovie 1969, p. 261. Boleslas Biegas. Sculptures-peintures [catalogue d'exposition], publié par Trianon de Bagatelle -Paris, Paris 1992, point 6, p. 320.
Au début du nouveau siècle, Bolesław Biegas est déjà une figure parfaitement reconnaissable de la scène artistique parisienne. Talent indépendant, entouré de légendes et de scandales, il suscite un vif intérêt de la part des collectionneurs et des critiques. Vers 1910, l'artiste s'oriente clairement vers la sculpture massive. Parallèlement, il est de plus en plus fasciné par le thème du nu et le sexe des personnages représentés devient clairement défini. C'est à cette époque que sont créées deux compositions sur le thème de l'Ancien Testament, "Adam" et "Ève".
La fonte en bronze exposée montre la première femme biblique dans une pose humble, presque rapetissée. Légèrement voûtée, les mains jointes devant elle, elle dirige son regard incertain vers le haut. Son visage est marqué par l'abattement et la peur, émotions résultant de la désobéissance à Dieu et de la consommation du fruit défendu. La figure haptique, modelée de tous les côtés, présente de légères déformations et de subtils déséquilibres de proportions. Toutefois, ces petites imperfections sont compensées par la signification symbolique et l'expression forte de l'œuvre. Le corps d'Eve semble tendu et son visage révèle un drame intérieur, ce qui témoigne de la sensibilité et du talent exceptionnels de Biegas.





