huile sur toile
Dimensions : 27 x 19 cm
signé en bas à gauche : « Kisling »
Ψ Psi – Objet à retirer sur le territoire de l’Union européenne, hors du territoire de la République de Pologne. À la demande du client, DESA peut aider à organiser l’enlèvement ou le transport.
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Origine
collection privée, Paris
Sotheby's, États-Unis, juillet 2023
collection privée, Pologne
Exposé
Kisling. L'éclat de Montparnasse, Villa la Fleur, Konstancin-Jeziorna, du 21 septembre 2024 au 30 mars 2025
Bibliographie
Kisling. L'éclat de Montparnasse, catalogue d'exposition, Varsovie 2024, p. 253, n° 125
Joseph Kessel, Henri Troyat, Kisling 1891-1953, catalogue raisonné, t. 2, Turin 1982, n° de catalogue 60
Biographie
De 1907 à 1911, il a étudié la peinture à l'École des Beaux-Arts de Cracovie auprès de Józef Pankiewicz. Sur les conseils de ce dernier, il est parti, en compagnie de Szymon Mondszajn, poursuivre ses études à Paris. Là-bas, les critiques André Salmon et Adolf Basler s’intéressèrent à son œuvre ; il reçut également une bourse d’un mécène russe anonyme. On le surnommait le « prince de Montparnasse » en raison de ses relations mondaines et de ses succès financiers. Des liens d’amitié le unissaient à des artistes polonais : Tadeusz Makowski, Eugeniusz Zak, Ludwik Markus, Roman Kramsztyk et Mela Muter. Il obtint la nationalité française pour avoir combattu dans la Légion étrangère pendant la Première Guerre mondiale. Blessé lors de la bataille de Clarency, il effectua sa convalescence en Espagne en 1916. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il s’engagea dans l’armée française. En 1940, il s’est exilé à New York en passant par l’Espagne et le Portugal. Après la guerre, vers 1946, il est revenu à Sanary-sur-Mer. Il fut l’un des représentants les plus éminents de l’École de Paris de l’entre-deux-guerres. Il a présenté de nombreuses expositions personnelles et a souvent participé à des expositions collectives à l'étranger en tant qu'artiste polonais. Il était l'un des principaux représentants de l’École de Paris, qui regroupait des artistes d’origine juive venus d’Europe centrale et orientale ainsi que de Russie. « Dans la première phase de l’œuvre de Kisling, entre 1912 et 1918, s’exprimait sa fascination pour l’art de Cézanne ; dans ses natures mortes et ses paysages, l’artiste synthétisait et géométrisait les volumes, superposait les plans compositionnels et introduisait un point de vue surélevé qui resserré l’espace pictural. (…) Sous l’influence de ses contacts avec les cubistes, il peignait des paysages du sud de la France dans un style géométrique emprunté aux tableaux de Picasso et de Braque datant d’environ 1909. Il recherchait une formule décorative dans laquelle les volumes architecturaux synthétisés s’harmonisent avec les formes organiques de la nature. (…) Dans ses paysages, il rendait les formes par leur silhouette, tandis qu’il conférait aux couleurs une intensité comparable à celle de la palette fauviste. Entre 1917 et 1918, outre les vues de Saint-Tropez, caractérisées par une palette blanchie et une atmosphère éthérée, il créa des paysages à l’expression plus profonde, évoquée par une gamme de couleurs vives, fortes et contrastées ; ces compositions, à la limite de l’abstraction et d’une grande intensité expressive, étaient peintes à l’empâtement, à l’aide de coups de pinceau obliques. Certaines vues de ports avec des voiliers et un front de mer désert faisaient écho à la poétique de la « peinture métaphysique ». Dans ses paysages, Kisling faisait également référence aux schémas compositionnels du XVIe siècle, représentant des paysages vastes, construits en coulisses, avec une profondeur spatiale rendue de manière suggestive » – Irena Kossowska





