60x80, technique à main levée, 2024
"J'ai décidé d'intéresser diverses galeries, expositions et associations avec mes pensées projetées sur la toile. Mais depuis le début... Je me souviens qu'enfant, je voulais être infirmière. Et j'en suis une. Je me souviens aussi des moments où j'avais des milliers d'idées pour un poème, une histoire, un dessin... bref, l'envie de créer. En 1997, déjà adulte, j'ai commencé à peindre en Italie. Là-bas, quelques-unes de mes peintures sont restées sur les murs d'inconnus. Un retour en Pologne en 2009 a donné naissance à la poésie. Et ma rencontre inoubliable avec un chevalet solitaire. Un véritable coup de foudre. Mon univers s'est transformé en une palette de couleurs, de senteurs, d'idées et de désordre dans mon appartement. Au début, je peignais sur toile ou sur bois avec des couteaux de cuisine et d'autres objets que j'avais sous la main. J'ai passé des années à apprendre de nouvelles techniques. Jusqu'à ce que j'en arrive à l'abstraction. La subtilité des touches de peinture non aléatoires, le mélange des couleurs, l'ajout de ficelle, de papier d'aluminium, de gaze et de papier de soie ont été ma voie vers le succès. On m'a donné ma place dans le tableau de peinture d'Angora. Je ne serai pas modeste en ajoutant que la combinaison du travail d'infirmière et de la création n'est pas une mince réussite à notre époque. Mon remède contre la fatigue, la tristesse et le chagrin, ce sont les couleurs, l'essence de térébenthine, le vernis et les spatules. La seule chose qui m'arrête plus d'une fois, c'est le temps, le manque de temps. Famille, travail, chiens, responsabilités....pourquoi les artistes sans diplôme sont-ils si mal traités ? Que nous manque-t-il ? Du papier, de la paperasse et des timbres ? Si vous trouvez quelqu'un qui souhaite me rencontrer et découvrir mon travail, j'en serai honoré et comblé".