Une émission très rare de l'époque de Sigismond II.
Un demi-thaler contresigné issu des « sommes napolitaines », c'est-à-dire une pièce dont l'histoire est liée à la guerre contre Moscou pour la Livonie.
Un type plus rare de ces demi-talers : contresigné sur une pièce de Charles Quint, et non de Philippe II.
En quittant la Pologne en 1556, la reine Bona Sforza emporta en Italie d’importants trésors, qu’elle prêta là-bas au vice-roi de Naples, le prince d’Alba. Le prêt devait s’élever à pas moins de 430 000 ducats (portant un intérêt de 10 %), mais en raison du décès prématuré de Bona en 1557 et des doutes concernant son testament, son remboursement fut remis en question. Ce n’est qu’après de longues années de correspondance et de négociations diplomatiques que Sigismond Auguste parvint à récupérer une partie du prêt. Il s’agissait de ces fameuses « sommes napolitaines ».
Elles furent versées en thalers et demi-thalers espagnols et napolitains, que l’on décida, une fois ramenés au pays, de refondre et de frapper en monnaie nationale. Ces projets furent toutefois rapidement contrecarrés par les besoins de la guerre. On se contenta de les marquer d’une contre-marque royale (le monogramme couronné « SA » avec la date sur les côtés), à laquelle on attribua un cours obligatoire : 30 groszy polonais pour un demi-taler et 60 pour un taler. Une somme très importante pour l’époque. »
Comme le rappelle Tadeusz Kałkowski : « … dans un édit publié simultanément, il a assuré qu’une fois la guerre terminée, il les rachèterait au même cours. Cela s’est apparemment produit, car ces thalers contresignés comptent aujourd’hui parmi les grandes raretés numismatiques… ».
Argent, diamètre 34 mm, poids 14,78 g.





