Ses œuvres reflètent son attirance pour le subconscient, l'"esprit d'enfance" et son pays. À ses débuts, il montre de fortes influences fauvistes, cubistes et expressionnistes, avant d'évoluer vers une peinture plate d'une certaine naïveté. Le tableau intitulé La Ferme, peint en 1921, est l'un des plus célèbres de cette période.
Après son installation à Paris, son œuvre devient plus onirique, ce qui correspond aux grands courants du mouvement surréaliste auquel il est attaché. Dans de nombreux entretiens et écrits des années 1930, Miró manifeste son désir d'abandonner les méthodes conventionnelles de la peinture pour, comme il le dit, "les tuer, les assassiner ou les violer", promouvant ainsi une forme d'expression contemporaine. Il ne veut se plier à aucune exigence, ni celle de l'esthétique et de ses méthodes, ni celle du surréalisme.
En son honneur, la Fondation Joan-Miró a été créée à Barcelone en 1975. Il s'agit d'un centre culturel et artistique destiné à présenter les nouvelles tendances de l'art contemporain. Elle est initialement alimentée par un fonds important offert par un professeur. D'autres lieux possèdent d'importantes collections d'œuvres de Miró, comme la Fondation Pilar et Joan Miró à Palma de Majorque, le Musée national d'art moderne de Paris, le Musée d'art moderne de Lille et le Museum of Modern art de New York.



