huile, carton, 99,5 x 69,5 cm
au verso, étiquettes d'exposition : 1. De la Société des artistes polonais « Sztuka » à Cracovie ; 2. Exposition des Indépendants à Cracovie en 1927.
Provenance :
- collection de l'artiste Kazimierz Wąsowicz
- collection privée
Exposé :
- Exposition des Indépendants à Cracovie, 1927
- Société pour la promotion des beaux-arts à Varsovie, 1927
- Société des artistes polonais « Sztuka » à Cracovie
- Société des artistes polonais « Sztuka » à Varsovie, 1927
Reproduit dans :
- « Sztuki Piękne », vol. III, 1926–1927, n° 7, Cracovie 1927, p. 257
Mentionné :
- Rapport du Comité de la Société pour la promotion des beaux-arts de Varsovie pour l’année 1927, point 122, p. 41.
- Catalogue de l’exposition de la Société des artistes polonais « Sztuka », Varsovie 1927, p. 4
« Kamocki était le plus éminent élève de Stanisławski, dont il partageait l’amour de la nature, la sensibilité de l’observation et l’attachement affectif au paysage rural polonais. Les champs de céréales, les parcelles de pommes de terre, les meules de foin, les arbres, les manoirs, les petites églises de campagne, observés à différentes périodes de l’année, constituent les thèmes généraux de ses tableaux ». (J. Lazar, I. Żera, « Kamocki Stanisław Józef Juliusz » dans : « Dictionnaire des artistes polonais et étrangers actifs en Pologne, peintres, sculpteurs, graveurs », t. III H-Ki, Wrocław 1979, p. 336) Pendant ses études, alors qu’il se formait sous la direction pédagogique de Jan Stanisławski, il se voyait décerner chaque année une médaille d’argent. En 1919, il prit la direction de la chaire de paysage à l’Académie des Beaux-Arts de Cracovie. En tant qu’enseignant, il poursuivit le programme pédagogique de son maître, développant l’école de paysage de Cracovie et organisant des séjours en plein air avec ses étudiants. Il créait lui-même en pleine nature et cherchait les thèmes de ses futures œuvres en errant de village en village. Il s'est notamment rendu dans la Podolie, la Volhynie et la Spiš, mais c'est la région de Cracovie et du Podhale qui lui apportait une inspiration particulière.
« Une immense sensibilité à la beauté de la nature, l’amour de cette nature, un attachement panthéiste à celle-ci et la compréhension de ses mystères, une approche poétique et empreinte d’une sorte d’émerveillement pieux, une excellente capacité d’observation et une aptitude à vivre les ambiances que la nature nous offre à chaque heure du jour, tout cela contribuera à une œuvre empreinte d’une virilité mûre, déjà consciente de ses objectifs et de ses moyens. Il restera cependant chez cet homme de bien et cet artiste éternellement insatisfait de lui-même une trace de nostalgie inassouvie, de non-dit, d’hésitation, comme s’il attendait encore ce moment où il entendra cet écho tant désiré du langage secret de la nature, qui a l’habitude de se confier chaque jour. C’est là que réside la singularité de Kamocki, son charme – et sa promesse pour l’avenir. » (Schroeder, Stanisław Kamocki, « Sztuki Piękne » 1927/1928, p. 427.)
Une œuvre présentant un motif similaire de samovar, intitulée « Dans le jardin » et datant du début du XXe siècle, fait partie des collections du Musée national de Varsovie (ill. I)
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